Tout savoir sur le bois de oud (bois d’agar)

Qu’est-ce que le Bois de Oud ?

Le bois de Oud est particulièrement rare et précieux. Il porte plusieurs noms en fonction des cultures : bois d’Agar, bois d’aigle, calambac, bois d’aloès… Tous ces noms peuvent bien évidemment prêter à confusion lorsque ces derniers ne nous sont pas familiers, d’autant que cette matière est peu répandue dans nos pays occidentaux.

Et la plupart des personnes le considèrent comme le « bois des dieux ».

Son parfum est envoûtant, et se rapporte à une résine odorante et sombre, formée grâce à des réactions physiologiques et biologiques, notamment la colonisation d’un type de bactéries formant des moisissures.

Le bois d’oud est utilisé depuis de nombreux siècles en Asie, et présente de nombreux bienfaits pour la santé et la spiritualité. Ainsi, on le rencontre fréquemment dans l’art ou encore la religion. On le retrouve sous trois formes : en huile, sous forme brute, ou en poudre.

De par sa rareté et ses spécificités, le calambac est très cher si on le compare à d’autres types de bois comme le bois de santal (palo santo) par exemple.

Le Bois de Oud entrain de se consumer
Le Bois de Oud entrain de se consumer

Comment peut-on obtenir le précieux Oud ?

Quatre familles d’arbres produisent le bois d’Agar :

Lauracées : arbres situés en Amérique du Sud

Burséracées
: se situent également en Amérique du Sud

Euphorbiacées
: situés dans les tropiques

Thyméléacées
: situés en Asie du Sud-est
Le bois d’oud peut se former selon divers facteurs :

La formation brute : suite à des événements naturels comme des vents violents ou des orages, les branches vont se fissurer ou se briser, les arbres vont alors sécréter de la résine qui permettra de soigner leurs blessures, cela produit le bois d’oud. Il en va de même lorsque les animaux égratignent les arbres.

La formation par colonisation : le bois est envahi par des champignons, qui vont produire de la mousse à l’extérieur de l’arbre. Ce dernier va chercher à se protéger et va sécréter de la résine.
La formation grâce aux insectes : les arbres vont être colonisés et attaqués par des insectes. Le principe est le même, pour se protéger l’arbre va sécréter de la résine.
La formation par mûrissage : la résine sécrétée en grande quantité peut bloquer les veines et les canaux de l’arbre. Ce dernier va alors pourrir petit à petit et mourir, libérant ainsi naturellement la résine.

La formation par ablation : lorsque l’arbre est infecté ou particulièrement abîmé, des parties peuvent s’en détacher. Ces dernières sont chargées en résine.
La résine se forme au cœur du tronc de l’arbre et lui permet de se défendre naturellement. Au début le bois est clair, mais la résine augmentant continuellement le bois va petit à petit changer de couleur, virant du beige au marron foncé. Il peut être parfois noir.

L’homme laisse généralement peu de temps à la nature pour faire elle-même son travail. Pour augmenter le rendement (seulement 7 % des arbres sont infectés par des champignons à l’état naturel), il n’hésite pas à infecter lui-même des arbres pour que la résine se développe.

La résine peut ensuite être transformée en huile, en distillant des copeaux de bois. Notons qu’il est nécessaire d’avoir 70 kg de bois d’oud pour former 20 ml d’huile.

L' Histoire du bois de Oud

On connaît le bois d’oud depuis près de 3000 ans. À cette époque, il était principalement utilisé en Chine, en Inde, au Japon ou encore au Moyen-Orient. Ses vertus étaient principalement destinées et réservées aux riches. Les Égyptiens s’en servaient pour embaumer les corps, et pour les rituels religieux. En Inde, entre 800 et 600 av. J.-C., le bois d’oud semblait servir dans la médecine et la chirurgie, mais aussi pour écrire des textes sacrés et spirituels. En France, Louis XIV utilisait de l’eau bouillie avec du bois d’Agar pour faire tremper ses vêtements.
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